

Voici des explications sur la présentation des 189 indicateurs, sur la méthodologie mise en œuvre pour construire les indices synthétiques et sur la méthode à suivre pour que les utilisateurs puissent modifier la pondération des indices en fonction de leurs propres critères
Baromètre Social, nous avons étudié la méthodologie appliquée dans d’autres pays, et aussi en Espagne, afin d’évaluer le bien-être ou le mal-être des sociétés. C’est sur cette base que nous avons proposé une méthodologie permettant d’élaborer des indices synthétiques correspondant aux principales dimensions de la vie sociale, à partir d’un choix large d’indicateurs. Le choix des indicateurs nous a amenés à rechercher systématiquement les sources statistiques les plus valables pour couvrir les domaines sociaux retenus. Ces indicateurs devaient avoir trois qualités : être accessibles, fiables, et disposer de séries chronologiques depuis 1994. Nous avons finalement retenu 180 indicateurs, en nombre variable selon les différents domaines, en fonction de l’information disponible.
Dans la base de données, chaque indicateur est présenté sur une feuille standard, que l’on peut imprimer en DINA-4. Cette feuille présente une série statistique couvrant l’évolution entre 1994 et 2006 (qui sera actualisée chaque année), ainsi que divers liens afin d’accéder aux sources d’information correspondant à chacun des indicateurs. Dans certains cas, elle fournit également le mode opératoire qui a permis d’aboutir à la série, ainsi que des graphiques – publiés dans le livre- en rapport avec
l’indicateur (qui seront eux aussi actualisés chaque année). La feuille standard contient donc les éléments suivants (cliquer afin de voir des exemples ; en cliquant sur l’image elle-même vous pouvez modifier sa taille)
Enfin, on trouvera une liste des titres des graphiques publiés dans le livre Barómetro social de España,font-family:directement ou indirectement associés à l’indicateur. On accède par un lien à ces graphiques et aux séries de données correspondantes.
Le Baromètre social de l’Espagne comprend 45 indices synthétiques élaborés par l’équipe. Sur ce total, 34 correspondent à des dimensions ou des sous-ensembles de la vie sociale, constitués à partir de 180 indicateurs, et 11 à des domaines plus généraux, constitués à partir des 34 dimensions précitées. Les indices portant sur telle ou telle dimension particulière ont été élaborés en combinant plusieurs indicateurs concernant un fait social significatif. Il est en ainsi pour l’Indice synthétique de pauvreté;(domaine Revenu et patrimoine), pour l’Indice synthétque des conditions de travailIndice synthétique d’accés au logement(domaine Logement). Nous avons effectués plusieurs tests et soumis notre méthode à des spécialistes afin valider notre procédé, avant de
Dans un premier temps, chaque série d’origine (exemple : le taux de travail temporaire parmi les salariés) est homogénéisée, c’est-à-dire échelonnée de 0 à 10. On attribue la note « 0 » à la valeur la plus négative de la série, et la note « 10 » à la valeur la plus positive. Les autres valeurs de la série se voient attribuer des valeurs sur l’échelle de 0 à 10, en appliquant une règle de trois simple à l’échelle de la série de base (intervalle entre la valeur la plus positive et la plus négative) Formule retenue pour homogeneiser les séries de base:
(+ valeur actuelle de la série de base - valeur la plus négative de la série de base)
* intervalle homogénéisé [soit 10] /intervalle
de la série de base [soit valeur la plus positive de la série de base - valeur la plus négative de la série de base]
Exemple concret: Taux de travail temporaire parmi les salariés (Indicateur Nº 6 du domaine Emploi)
Valeur à homogénéiser: 34,5 (année 1994) Valeur la plus positive de la série de base: 31,8 (année 2003)Valeur la plus négative de la série de base: 34,6 (année 1995) Intervalle de la série de base: (+31,8-34,6 =) -2,8
Formule à appliquer[(+34,5 - 34,6) * 10] / [-2,8 = 0,2]
Dans notre base de données, après la série de
base pour chaque indicateur (portant sur la période 1994-2006 dans la première version du Baromètre), nous faisons figurer en bleu la série homogénéisée, et à droite les données utilisées pour homogénéiser la série (chiffre le plus positif, chiffre le plus négatif et intervalle entre les deux). Dans un second temps, nous procédons à l’agrégation des indicateurs homogénéisés pour telle ou telle dimension. Par exemple « Conditions de travail » (dimension reposant sur 6 indicateurs, entre autres le Taux de travail temporaire parmi les salariés), en accordant à chacun de ces indicateurs un poids déterminé (pondération), dont la somme doit être 10 (puisque le résultat est exprimé sur une échelle 0-10).
Formule retenue pouragréger les indicateurs homogénéisés
(Dimension« conditions de travail »)
(valeur homogénéisée de l’Indicateur * poids accordé) + (valeur homogénéisée de l’Indicateur 2 * poids accordé) +
(valeur homogénéisée de l’Indicateur 3 * poids accordé) + valeur homogénéisée de l’Indicateur 4 * poids accordé) +
(valeur homogénéisée de l’Indicateur 5 * poids accordé)+ valeur homogénéisée de l’Indicateur 6 * poids accordé)] / 10
Formule appliquée pour l’année 1994
[(0,2*2)+(9,9*1,5)+(0,0*2)+(3,9*1,5)+(10,0*1,5)+(10,0*1,5)]/10 = 5,2
Le mode opératoire servant à construire les indices synthétiques des onze domaines sociaux se rapproche de celui que nous venons d’expliquer, si ce n’est que dans ce cas les valeurs agrégées sont les indices synthétiques des dimensions correspondant à chacun des domaines (dans le cas du domaine « Emploi » deux dimensions sont prises en compte : Accès à l’emploi et Conditions de travail), un poids déterminé étant accordé à chacune de ces dimensions (par le procédé déjà appliqué aux indices portant sur les dimensions). Le graphique reprenant les résultats présente la tendance générale entre 1994 et 2006 pour le domaine en question, et il sera actualisé chaque année.
En cliquant sur un lien situé en basde feuilles correspondant aux indices synthétiques des onze domaines, on accède à un Graphique qui permet de voir l’évolution dans le temps de l’indice général (représenté par un trait épais noir) ainsi que l’évolution des indices correspondant aux dimensions constituant cet indice général (représentés par un trait fin en couleurs). On peut ainsi vérifier quelles sont les dimensions qui influent sur les oscillations de l’indice général au fil des années. Si l’on modifie la pondération des indicateurs et/ou des dimensions qui constituent l’indice général, le graphique est automatiquement modifié, afin de restituer l’effet des modifications introduites. Le principal avantage du procédé retenu afin d’élaborer les indices synthétiques est qu’il est très sensible aux variations qui se produisent dans le temps, puisqu’ils polarisent toujours entre « 0 » et « 10 » les différences entre le chiffre le plus positif et le plus négatif. On peut ainsi apprécier une tendance, c’est-à-dire voir dans quel sens a évolué tel ou tel facteur, et quelles ont été ses oscillations lors de la période de référence. Il présente cependant deux inconvénients dont il faut tenir compte, bien qu’ils aient une faible incidence. D’une part, l’homogénéisation a pour résultat de faire apparaître les variations existantes comme très importantes même lorsqu’elles sont minimes (il y a toujours un chiffre« très négatif » et un chiffre « très positif »). D’autre part, lorsqu’on combine plusieurs indicateurs afin d’élaborer un indice synthétique, chacun d’entre eux subit une homogénéisation (de « 0 » à « 10 »). Cette homogénéisation ne permet pas de voir si les données de base sont positives dans l’ensemble, négatives ou moyennes (mais pour remédier à ce problème il suffit de consulter la série avant homogénéisation). Lorsque nous avons fait des tests pour choisir le procédé, nous avons expérimenté d’autres méthodes qui visaient à éliminer ces inconvénients, mais nous avons rencontré des obstacles et/ou des problèmes d’application plus importants.
Tout compte fait, les indices retenus sont utiles pour détecter des tendances, mais il doivent être interprétés avec précaution, en prenant toujours comme référence des indicateurs de base et en considérant – dans la mesure du possible- des cadres de référence plus larges (séries historiques, position de l’Espagne dans le contexte européen, théories explicatives des phénomènes constatés), afin de porter une appréciation qualitative sur les tendances conjoncturelles que nous fournissent les chiffres.
L’étape d’agrégation des indicateurs implique nécessairement une part de subjectivité : il faut en effet décider du « poids »accordé à chaque indicateur. Afin d’éviter que la subjectivité des auteurs vire à l’arbitraire, l’utilisateur a la possibilité de faire varier le poids accordé à chaque indicateur, à condition que l’ensemble des pondérations atteigne le total de 10. Cette modification entraîne automatiquement l’actualisation des résultats et des graphiques.
EXEMPLE : si vous voulez modifier le poids des indicateurs qui constituent l’indice synthétique de la dimension « Conditions de travail » vous devez télécharger la feuille de calcul du domaine Emploi et ouvrir l’onglet correspondant à l’Indice synthétique des conditions de travail. Vous pourrez alors modifier les valeurs des cellules signalées en jaune, qui expriment le poids attribué à chaque indicateur (comme composante des conditions de travail des travailleurs en
Espagne, bonnes ou mauvaises). Nous avons accordé un poids de 3,5 points au facteur Emploi stable/Emploi temporaire (soit 2 points à l’indicateur 6 et 1,5 à l’indicateur 7) ; 3,5 points à la rémunération des travailleurs (2 points à l’indicateur 8 et 1,5 au 9), et 3 points au facteur sécurité/santé au travail (1,5 à l’indicateur 10 et 1,5 à l’indicateur 11). L’utilisateur peut penser qu’il faudrait attribuer plus de poids au facteur «Pouvoir d’achat des salariés» (indicateur 8) et moins de poids aux «Maladies professionnelles entraînant un arrêt de travail». Par conséquent, il inversera les pondérations ( en inscrivant le chiffre de 2 et de 1,5 dans les cellules correspondantes). Cette opération entraînera une modification automatique des résultats dans le tableau et le graphique correspondant à la dimension « Conditions de Travail », ainsi que dans le tableau et le graphique correspondant au domaine « Emploi ». L’utilisateur peut aussi retrancher ou ajouter des indicateurs, mais cette opération est plus complexe, car il lui faudra réécrire les formules, premièrement afin d’homogénéiser les séries, et deuxièmement afin de calculer les indices En outre on pourrait agréger les résultats de tous les domaines, afin d’aboutir à un vision d’ensemble de la qualité de vie en Espagne à partir de 1994. Cependant faire une opération à ce niveau suppose de prendre en compte des domaines tellement hétérogènes (et par ailleurs, insuffisants) que nous avons préféré nous en abstenir.
En revanche, nous avons fait des commentaires d’ordre général en partant de la corrélation entre les indices de tel ou tel domaine ou de telle ou telle dimension concrète (Voir le chapitre Résultats synthétiques dans le livre Barómetro Social de España). Cela n’empêche pas les utilisateurs d’élaborer un indice synthétique unique qui synthétiserait l’information concernant chacun des onze domaines analysés, en appliquant la méthodologie que nous venons d’exposer.